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Vertige de l'amour...
« A quoi ça sert la frite si t’as pas les moules, à quoi sert l’cochonnet si t’as pas les boules »… Et bien, nous, on a grave les boules !!!
Les boules que tu sois parti si vite, les boules de ne plus te voir sur scène, les boules d’avoir perdu un des plus grands artistes de la scène rock française.
On se souvient de ta classe innée, de tes mots qui frappent dans nos têtes, de cette attitude devant ton micro et de tes lunettes noires. Des textes à faire baver des milliers d’auteurs, des accords simples mais tellement efficaces et tellement justes..
Chacun de tes albums a su s’inscrire dans l’air du temps sans jamais faire de concessions aux marchands, aux tricheurs de l’art, aux « marketteurs » de la musique, aux princes de la mode à
deux balles. Le public, ton public a tout de suite fait la différence.
Cette année, tu as tout raflé aux Victoires de la Musique sous les yeux de tes paires troublés, jusqu’aux larmes retenues, devant ton courage, ta dignité, ta lucidité et ta simplicité. Tu as pris le micro pour une nouvelle chanson bousculante de réalité et j’ai choppé les boules de comprendre que cet instant serait certainement un des derniers.
Ce soir-là, tu n’as parlé que de cœur et d’amour, amour du public, amour pour ceux qui t’ont suivi, amour de Chloé qui te regardait avec une émotion et une fierté incroyable, amour pour tous les artistes qui tremblent devant la précarité, amour de la vie en général et, je pense, amour pour tous ceux qui sont partis avant toi.
Alors Bashung, notre cher Alain Bashung, souviens-toi que la mère sup’ t’as vu venir et que Dieu avait mis un kilt... J’espère qu’il t’a accueilli en cuir et santiag et que tu bois un coup avec Serge.
Jocelyn Garabedian,
Le lundi 15 mars 2009.
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